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jeudi 27 janvier 2011

Grèce News :Les 300 clandestins grevistes de la faim

La Grece etant un pays d immigration a petit a petit tout les problemes recurent d un pays d immigration

Et evidement le probleme des clandestins,les sans papier

Et comme dans tout pays democratique ,les sans papier essayent d obtenir des droits en faisant la greve de la faim,ces actes sont souvent aider par des groupes politiques qui veulent exploiter ces grevistes a leur fin

C est ce qui se passe en Grece,le Syriza mal en point dans les sondages,en pleine chute libre a besoin de mediatisation et que fait il ,il exploite la misere de clandestins a leur fin politique d etre sous les feux de la rampe,des medias

J en parle car le geste de nos 300 malheureux clandestins a ete prepare depuis des semaines et petit a petit mediatise jusqu a leur installation dans les installation de la facultee de droits d Athenes

Tout a commencer il y a plus de 10 jours,ΠΡΩΤΟΒΟΥΛΙΑ ΑΛΛΗΛΕΓΓΥΗΣ ramasse 300 clandestins en Crete et leur proposent de venir a Athenes faire une greve de la fain sur place

[www.youtube.com]

Leur arrive au Piree

[www.youtube.com]

Declaration d un des sans papier au Piree

[www.youtube.com]

Leur appel

Appel des immigrants, grévistes de faim
Grèce, Janvier 2011

Si l’on veut faire entendre notre voix, nous n’avons pas de choix. Le 25 janvier, trois cent (300) parmi nous commencent la grève de faim. Notre point de lutte sera à Athènes et à Thessalonique.

Nous sommes des immigrés et des immigrées venu(e) s de toute la Grèce. Nous y sommes venu(e)s, persécut (é) s de la pauvreté, du chômage, des guerres et des dictatures. Les firmes multinationales occidentales et leurs servants politiques, implantés à nos pays ont fait leur choix pour nous : Risquer notre vie, 10 fois pour s’approcher de la porte européenne. L’Occident qui pille nos pays et ayant un niveau de vie meilleur-si l’on le compare à le notre- est notre seul espoir, si on veut vivre en tant qu’êtres humains. Nous sommes venus (par la voie légale ou pas) en Grèce et nous travaillons pour notre survie et pour la survie de nos enfants. Nous vivons dans la galère, et à l’ombre de l’illégalité au profit des patrons et des services étatiques qui à leur tour exploitent brutalement notre travail. Nous gagnons notre pain à la sueur de notre front et en rêvant qu’un jour nous allons acquitter des droits égaux.

A nos jours, les conditions de notre vie deviennent de plus en plus défavorables. Au fur et à mesure que les salaires et les retraites se voient rongés et que tous les prix augmentent, l’immigré figure comme le fautif, le coupable de la détérioration et de l’exploitation inhumaine des salariés grecs et des petits commerçants. La propagande fasciste et raciste est devenue la langue officielle des appareils étatiques. La terminologie fasciste est reproduite par les médias en cas où ces derniers font référence à nous. Les propositions fascicistes sont proclamées sous forme des propositions gouvernementales : le mur à Evros, les camps flottants et l’armée européenne à la mer égéenne, la répression brutale aux villes, les déportations massives. Ils font tous leurs efforts pour persuader les salariés grecs que nous consistons, tout d’ un coup, une menace pour eux et que nous sommes les seules coupables de l’attaque inédite et lancée par leurs propres gouvernements.

La réponse à leur mensonge et à leur barbarie continue doit être immédiate. Et c’est à nous, aux immigrés de la donner. Nous mettons en devant notre vie pour mettre fin à l’injustice commise à l’ égard de nous. Nous demandons la légalisation de tous les immigrés et de toutes les immigrées. Nous demandons des droits politiques et sociaux et des obligations égaux aux salariés grecs. Nous demandons par nos collègues, par n’ importe qui est tombé victime de l’exploitation de son sueur de front de rester solidaire. Nous demandons de soutenir notre lutte, de ne pas permettre à son pays la domination du mensonge, du fascisme et du despotisme des élites économiques et politiques. C’est à dire de ne pas permettre ce qui a prédominé à nos pays et qui nous a forcés à s’expatrier pour revendiquer une vie digne pour nous et pour nos enfants.

Nous ne disposons d’autre moyen pour se faire entendre notre voix et pour faire entendre la voix de notre raison.

Le 25 janvier, trois cents (300) d’ entre nous comment la grève de faim, à l’échelle nationale, à Athènes et à Thessalonique. Nous mettons en danger notre vie, parce qu’en tout cas il ne s’agit pas d’une vie digne. Nous faisons le choix de mourir ici au lieu d’hériter à nos enfants la vie que nous avons vécue.

Janvier, 2011
L’assemblée des immigrés, grévistes de faim


Un appel tres politise bien loin d un appel de personne en danger de mort qui est l appel d un refugie politique

L appel au soutient

Appel au soutien à la grève de faim des 300 travailleurs migrants en Grèce

23/1/2011

Dans cette période de crise économique et d’attaque néo-libérale vis à vis le travail et les droits sociaux en Grèce; nous faisons face également à une autre attaque généralisée contre les droits des migrants, une vaste campagne du gouvernement de PASOK et des médias qu’utilisent les migrants comme boucs émissaires de l’insécurité sociale, du chômage et de la «criminalité «. Le bureau régional de Frontex au Pirée, l operation des RABIT sur la region d’Evros, la mission Poséidon en mer Égée, les «procédures de identification» (screening), les déportations massives vers la Turquie et le mur contre l’immigration dans les frontières terrestres avec la Turquie sont des elements qui decrivent bien les politiques racistes de répression et la criminalisation de la migration. C’est la mise en place d’un nouvel apartheid Européen.

Dans ce contexte, 300 migrants ont décidé de démarrer une grève de faim dans les deux grandes villes d’Athènes et de Thessalonique, le 25 Janvier. Ils revendiquent une nouvelle procédure de régularisation ; la «légalisation de tous les migrants». Il s agit de la plus grande grève de faim qui s’est jamais passé en Grèce et probablement en Europe et se déroule dans une période où le racisme monte. Dans ces circonstances, nous avons besoin de toute la solidarité possible.

Tout d abord il y a besoin de publicité: les médias grecs vont certainement essayer de sous-estimer le sujet ainsi, nous exigeons plus de publicité international positive. Eventuellement la circulation d un texte- pétition avec des signatures provenant de groupes ou individus de toute l’Europe serait important. Même plus une semaine d’action en solidarité avec les migrants serait également une action essentielle.

Ensuite, probablement après le 15 Février – c est à dire 20 jours après le début de la grève – dans un moment crucial, ça serait important qu’une bonne partie d’entre vous ou en général des personnes ayant un statut plus ou moins institutionnel (des syndicats, des ONG, des organismes, des parties politiques, ou autre) et provenant de toute l’Europe, de faire un voyage en Grèce pour exprimer leur solidarité.

En attendant vos propositions on compte sur votre solidarité.

Assemblée de Solidarité à la Greve de Faim des migrants

La on est carrement de la politique politicienne,les grevistes de la faim ne sont plus que des pions entre leurs mains,c est le triste constat

Toutes les infos et video viennent de ces sites

[hungerstrike300.espivblogs.net]

[hungerstrike300.blogspot.com]

Pour l instant les medias en parlent que sur le sujet du droit d asil des unifs qui selon les medias et les politiciens fut viole et ils ne parlent que de qui est responsable de cette installation a la facultee de droit,EST LE RECTEUR OU LE GOUVERNEMENT QUI DOIT LES EXPULSER

Papandreou et Papoutsis ont repete que demain ,les grevistes de la faim devrait deguerpir d une maniere ou d une autre,pacifiquement ou ils seront aider de le faire,on verra bien la procedure qui sera utiliser car les unifs en Grece ont le droit d asil,les forces de l ordre ne peuvent penetrer sans l accord du recteur de cette universite,elle en a droit que si la vie d une personne est en danger par exemple,ce qui pourrait le cas ici selon certain journaliste si les grevistes vont en phase finale

Aucuns medias n a fait part ou interviewe un greviste

On a eu droit qu a des membre du Syriza se presentant comme porte parole des grevistes qui eux n ont pas eu droit a la parole,etrange et cela depuis qu ils sont dans la facultee de droit

Vu les videos des jeunes maghrebins entrain de se marrer durant tout le voyage,je vois mal ces gars la allez faire une greve de la faim jusqu a la fin

Ils sont tous jeunes et aucun d eux n a l air d etre pere de famille

Comme je l ai dit ,ils sont maghrebins,leur appel ou ils disent Risquer notre vie, 10 fois pour s’approcher de la porte européenne,n est pas leur vecu,ils ont juste pris un billet d avion direct a Istanbul ,les maghrebins n ont pas besoin de visa touristique pour aller en Turquie et deux heures apres ont franchi la frontierre grecque

Donc ils n iront pas en phase terminale,car ce sont tous des refugies economique comme l indique entre autre leur appel, Nous y sommes venu(e)s, persécut (é) s de la pauvreté, du chômage, des guerres et des dictatures.

Cette mascarade mediatise d un parti politique utilisant 300 foucarades naif, n ira pas loin car personne ne les prend au serieux

Peut etre que je me trompe ,mais ce ne sont pas des refugies politique qui non rien a perdre ,pere de famille,mais des jeunes immigres economique qui savent tres bien qu ils n ont aucun droit a l asile politique

Donc une grosse soupe ideologique

Dommage car si c etait pas un scenario preetablis et que ce fut spontane par de vrais refugie politique qui craignent d etre extrader,il y aurait eu debat,de conscience et des droits de l homme ou l asil aurait ete au centre du debat

Ca aurait fait un excellent debat et une prise de conscience grecque et intraeuropeenne apres la condamnation de la Grece et de la Belgique de la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme qui a rendu le 21 janvier 2011

[combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr]

Mais malheureusement selon moi on a droit ici a un acte premedite d un parti politique en berne de sondage,utilisant des clandestins a ses dessins sans l envie de faire avancer le debat et trouver une solution adequate a ce probleme recurent de l avenir des clandestins de Grece et la politique decissitionnelle les concernants et le droit a l asile politique

Dommage ce coup mediatique descreditera toutes les futurs demarches de ce type en Grece qui elle pourrait etre honnete avec des acteurs ,des vrais refugier politique qui sont vraiment en danger de mort comme le plaignant afghan envers la Belgique et la Grece faite a la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme

Cette mascarade a carrement mis hors debat cette condamnation faite a la Grece et a la Belgique

LE SUJET N EST PLUS L ASILE POLITIQUE MAIS SI L ASILE DES UNIFS GRECQUES EST ENCORE D ACTUALITEE,C EST CA LE DEBAT QUI EN A RESULTE EN GRECE

mercredi 19 janvier 2011

Grèce News : Un immigré clandestin c'est comme un drogué,il sait que si il continue, il risque de crever

Ce sujet est pour que nous,vous,moi ayont une pensee pour les ombres qui se cachent dans les penombres et ruelles glauques de nos frontieres

Ces naives ombres qui croyaient ou pensaient que l Europe est un continent habiter par des ames philantropes,celle qu ils voyaient chez eux,les bon sahib,boina qui venaient chez eux es aider lorsqu une catastophe humanitaire du a une catastrophe naturelle ou par la demence humaine de faire du mal a son prochain ou dans une mission religieuse qui les aidaient si ils se convertissaient a la foi des missionnaire d une bonte sans arriere pensee, l Europe habite par des gens attentionnes ouvert d esprit et epris des droits de l homme envers les autres,envers le xenos

Ces naives ombres sont entrain de perdre leurs illusions des qu ils passents la premiere frontiere orientale de l Europe,la Grece,la baffe est magistrale et elle fait mal

La Grece ne fait pas de cadeau,elle ne le fait meme pas pour ses ouailles donc si c est deja dur pour les grecs ,il est normal quelle n aide pas ceux qui n ont meme pas de papier

Les grecs voient ces clandestins comme un probleme de nuisance ,pour les grecs ,ces ombres non pas ete invite par eux,ils ne sont pas entrer legalement,ils ne sont venu ici faire leur vie mais sont venus en transit ,traverser la Grece pour atteindre le nord de l Europe

Les grecs ne s interessent pas a eux,ne veulent pas les connaitrent,leur parler,les aider,leur donner du travail car pour eux ils ne sont pas comme les autres,les balkaniques,egyptiens,syriens,nigeriens,philipins,chinois ou pakistanais qui sont venu bosser dont le point de chute des le depart etait la Grece

Non ces ombres sont un danger ,un danger sanitaire,securitaire,leur porte est ferme et le restera et c est ce qu ils font aujourd hui

Les grecs ne cherchent plus a les connaitre a leur parler,pour eux ,ces ombres n ont pas de visages .de vecu,de souffrances,de detresse,d espoir,ce ne sont que des ombres qui passent

Cette masse d ombres est laisse des le depart a quai et ces derniers ne demande que de prendre le prochain bateau pour debarque dans le quai d en face mais

Mais la Grece ne peut pas le faire car elle est la premiere frontierre sud orientale de l Europe

Elle a pour mission de decourager,de saper le morale de ces ombres,de les casser,de les degouter

C est ce qui se passe aujourd hui en Grece

Moi meme,je ne m interesse pas eux,je ne veux meme pas allez voir ou ils vivent ,je ne veux meme pas les connaitrent ,les cotoyer,savoir pourquoi ils sont venus

C est leurs problemes,c est de leurs fautes,fallaient pas qu ils quittent leurs chez eux pour venir chez moi sans etre invite meme si ils sont de passage,j ai assez de problemes ,mon pays a assez de problemes pour que je m occupre d eux et en plus j ai meme pas l envie de le faire

C est ce que pensent les grecs,ce que je pense aussi dans mon fort interieur

Chacun sa merde

Mais ces gens la on un nom,une histoire,des esperances,des reves,ils ne sont pas venus en Europe vivrent sous des trains,dans des cartons,manger les restes des poubelles,ils sont venus pour vivre mieux que chez eux,pour un avenir plus clement

Et ils ont decouvert naivement que l argent ne pousse pas dans les arbres ni n est jete par les fenetres,que personne ne les attends et personnes ne veulent d eux

Ils voyaient chez eux ,leurs cousins,voisins frimer leur dirent qu en Europe tu peux vivre meme sans travailler qu ils te donnerons un toit,un boulot et si t en touve pas ils te payerons pour rien faire,tu peux tout avoir si tu recois l asile,l asile politique

Et voila qu ils y ont cru car les voisins,cousins conaissent le truc avec mais il faut que tu paye et ils t aiderons a passer ,a venir la ou on te donne de l argent,un toit,des papiers ou tu pourras vivre dignement meme sans travailler

C est ce mirage de miroirs d illusions qui les fait venir et qui les font venir encore et encore car pour eux l herbe est plus verte chez le voisin,c est ce qu ils dirons a chaque fois qu ils traverserons la frontierre du pays

Inch Allah j ai enfin quitte la Turquie tiermondiste pour entrer enfin en Europe de mes reves,sto kallo epitelous j ai quitter ce pays qui se dit europeen de malakes grecs,mama mia enfin je suis arrive en France,j en ai fini avec les racistes italiens mafieux,pour finir pour dire mais messieurs les gendarmes j ai des droits ,je connais mes droits,je veux avoir mes droits,c est cela oui qu on lui repond et lui ,il continue a rever a Calais,car l herbe est plus verte la bas en face ou plus loin de l autre coter de l Atlantique ,terre des mecreants americains

L ESPOIR FAIT VIVRE

Aux portes de la citadelle : les exilés de Patras

Un reportage fait par des miltants,qui ne sont pas des journalistes

[http://www.dailymotion.com/video/xak3at_aux-portes-de-la-citadelle-les-exil_news]

A la fin tout est dit de leur reve

La carte rose a la fin n et qu une authorisation provisoire de rester en Grece apres une demande d asile qui a une date limite dans le temps,c est cette carte que recoive tout les clandestins relache d un camps de retention,le jeune cameraman s est mele un peu les pinceaux sur ce coup mais le reste de son reportage vaut le detour bien plus qu un repotage d un grand network

Allez lire aussi ce sujet qui parle de ce reportage

Patras, fevrier 2010 - Le carnaval des clandestins

petit extrait

LA GRECE, PORTIER DE L'EUROPE


"Tu penses quoi toi : la Grèce c'est pas l'Europe, hein ?" Combien de fois j'ai entendu les haragas de Patras me dire ça, ajoutant presque immédiatement un soupir en faveur de l'Italie ou de la France. Toute l'ambiguité de notre relation avec les migrants réside dans le fait que nous ne sommes pas en mesure ni en droit de leur ôter leurs rêves ou leurs illusions. Pourtant, je me refuse à les laisser croire que la France est un paradis : "Tu sais, de l'autre côté c'est aussi la merde !". Mais rien n' y fait, ils restent incrédules. Je leur montre les photos des migrants à Calais, les cabanes, les arrestations de flics, les distributions de bouffe, les cabines téléphoniques de la gare de l'Est et le square Villemin à Paris où des dizaines d'afghans attendent dans le froid. Je leur parle des 30 000 expulsions, des centres de rétention, de la situation précaire des sans-papiers. Mais tout ça ils le savent, mais ils veulent croire qu'ils passeront au travers, qu'ils seront plus chanceux que les autres. On n'a pas le droit de leur enlever cet espoir, et même, on est en devoir de les soutenir et de les encourager, de leur dire qu'eux aussi ont le droit d'essayer, qu'il n'y a pas que les européens qui ont le droit de voyager et de s'installer ailleurs.

"Walla, t'as vu la Grèce c'est pas un pays ! La Grèce, "megalo problem" !"

[interstice.over-blog.org]

Grèce, été 2010 - Troisième voyage chez les harraga du Yunan

Troisième voyage à Patras, auquel on a voulu ajouter du temps à Athènes, avant de suivre les frontières orientales de l'Europe, en direction de l'Ukraine. Cette fois-ci on est partis à plusieurs. L'idée était de retrouver éventuellement quelques migrants et harragas ("brûleurs de frontières" originaires du Maghreb) rencontrés au cours des derniers voyages, puis de jeter un oeil aux dispositifs de contrôle déployés par l'Europe et son rejeton Frontex.

On a commencé par faire une halte de dix jours dans la capitale grecque. Très rapidement, on s'est incrusté dans le quartier Omonia par le biais des algériens francophones, qui nous ont accueilli les bras ouverts. En contrebas de la sordide place Omonia, où toutes les drogues s'échangent au nez et à la barbe des flics, se trouve un enchevêtrement de rues dont la principale, la rue Menandrou, a été rebaptisée "El Haramia" (de l'arabe حرامي : voleur, bandit) par ses occupants. Ce "paradis des voleurs" rassemble en pleine journée des centaines de migrants d'origines diverses, qui vendent et achètent là vêtements, portables et produits de toilettes pour quelques euros. Il faut passer par là pour entrer dans le microcosme des clandestins d'Athènes.

La suite sur ce lien

[interstice.over-blog.org]

Sur le meme site

Frontex, un outil au service de la technocratie xénophobe


FRONTEX C'EST QUOI ?

Ou on apprend beaucoup de choses concernant FRONTEX

[interstice.over-blog.org]

Le site interstice est un site qui a le merite au moins de parler de ce qu on veut pas qu on parle qu en on parle d immigration clandestine

[interstice.over-blog.org]

C est un site qui a un parti pris c est certain,il ne voit qu une face d un probleme,celui des clandestins,l autre face ,celle des problemes recurents et contraignant que subissent qui est impose aux autochtones n est meme pas aborder

On a la vue de militants mais il est interessant car sans eux nous aurons pas eu ces temoignages de ces ombres qui sont des hommes comme vous et moi et qui espere un meilleurs avenir pour eux et pour les leurs rester au bled

Sachant cela,vais je les aider ???

Non je ne le ferais pas car en les aidants ca ne resoudra pas leur probleme

Le probleme concernant les clandestins pour moi c est comme pour les drogues ,si tu les aides s obnibuler de reve illusoire factice en les aidants economiquement,ils ne se remettent pas en question et finissent tous si pas eux , les prochains, mort sur le caniveau sur la route sans issue,pour moi faut leur briser ce reve illusoire d immigration clandestine de vie de clandestin,de sans papier,de faux asile etc etc mais en le faisant je sais qu il y a des vrais desherites qui meritent l asile mais comment faire qu en tous ce declare kurdes,Irakiens,somalien,soudanais,Afghans alors que la majoritee d entre eux sont du maghreb,de tout les pays d Afrique et Asie,le mot asile politique se noye dans le terme de refugie economique

Cette force qu ils deploient a immigre clandestinement a risquer leur vie,a se ruser contre les forces de l ordre qu ils l utilisent pour renverser les incompetents qui les gouvernent,(ce qui vaut pour nous aussi ) comme j espere ce qui arrivera pour le futur de la Tunisie et que ce n est pas une destitution a la Bourguiba,rebelotte pour un nouveau reigne de trente ans d un nouveau dictateur c etait le cas a l epoque de la prise du pouvoir de Ben Ali qui avait renverser Bourguiba

En le disant je suis tout au temps political incorrect que les militants mais pas de la meme maniere ,chaque jour ,chez moi sur mon lieu de travail viennent quemander du matin au soir des dizaines de personnes demandant l aumone alors que mon tiroir caisse n a pas encore fait un euro de recette,a une epoque ou il y en avait trois, quatre qui venait je donnais ,aujourd hui ce sont des dizaines,je ne donne plus rien a personne meme a ceux que je donnais dans le passe

C est meme tarif pour tout le monde,rien,est ce juste??,surement pas

Mais chacun sa merde et dieu pour tous inch allah

Je dis ce que je pense et je sais que je ne me ferais pas d amis avec ce sujet mais le contraire

On devient de plus en plus intolerant et moi le premier ,intolerant devant la misere des autres ,voila ce qui nous attend si vous ne le saviez pas

Le monde change et ils nous changent

un immigré clandestin c'est comme un drogué,il sait que si il continue, il risque de crever

vendredi 31 décembre 2010

Grèce news: De la dissimulation identitaire à l’invisibilité spatiale : les Albanais en Grèce, un groupe migratoire surnuméraire

De la dissimulation identitaire à l’invisibilité spatiale : les Albanais en Grèce, un groupe migratoire surnuméraire

De Ifigenia Kokkali



Depuis l’effondrement des régimes communistes en Europe de l’Est, la Grèce est devenue le lieu de réception de vagues migratoires nombreuses et répétées. Les flux principaux viennent d’Albanie : en 2001 date du dernier recensement grec –, 438 036 personnes, soit près de 4% de la population totale ou 57% de la population étrangère du pays, étaient albanaises.
Leurs migrations impliquent certains phénomènes particuliers : des changements de prénom – certains changent leur prénom albanais quand celui-ci a une forte consonance musulmane pour adopter un prénom grec –, et l’adoption d’une religion de façade (prétendre être chrétien orthodoxe comme l’écrasante majorité des Grecs)

Cette « dissimulation identitaire » va de pair avec un autre phénomène : bien que formant le groupe migratoire de loin le plus nombreux de Grèce, les Albanais sont collectivement invisibles dans la ville. Aucune trace de leur « ethnicité » ne marque durablement l’espace urbain. À Thessalonique, deuxième ville du pays, ne voient le jour ni cafés, ni restaurants, ni salles des fêtes, ni épiceries ou commerces albanais.
Pourquoi et dans quelles conditions apparaissent les phénomènes de dissimu-lation identitaire ? Comment les pratiques des migrants albanais s’inscrivent-elles dans l’espace urbain ? De l’insertion urbaine à la production et à l’appropriation de territoires, quel rôle joue l’histoire pré-migratoire des individus migrants ?
Le présent article s’appuie sur notre recherche doctorale, effectuée entre janvier 2004 et septembre 2008
. Les entretiens sur lesquels nous nous appuierons, émanent d’une recherche intitulée “Supporting the Design of Migration Policie : an Analysis of Migration Flows between Albania and Greece”, menée de décembre 2005 à juin 2006, pour le compte de la Banque Mondiale, par l’équipe du Laboratoire d’Analyses Démographiques et Sociales de l’Université de Thessalie (Grèce) à laquelle nous avons participé.
128 entretiens semi-directifs ont été menés avec des migrants albanais résidant en Grèce au moment de l’enquête. L’échantillon de l’enquête a été identifié et choisi sur la base d’informations recueillies pendant l’enquête LSMS 2005 menée en Albanie par la Banque Mondiale et l’Institut des statistiques albanais/INSTAT, (voir World Bank & INSTAT, 2003).
A la marge de cette enquête orchestrée pour l’essentiel par la Banque Mondiale, une trentaine d’entretiens qualitatifs a été menée en Grèce du Nord. Ces interviews qualitatives consistaient en questions supplémentaires adressées aux migrants après la fin de l’entretien par questionnaire

La suite sur ce lien de l universite de Poitier il est sous format PDF

[www.mshs.univ-poitiers.fr]

Ces extraits sont fort explicite pour moi

Changement de prenom et « pseudo-changement » de religion : une veritable dissimulation identitaire

Comme Psimmenos (ibid.) le rappelle tres justement, le terme de patron ne designe pas uniquement l’employeur dans la sphere du travail, mais aussi, et surtout, le « national » qui possede un quelconque pouvoir sur la vie personnelle du migrant, et qui s’autorise a intervenir dans son histoire ou son identite personnelle. Dans ce contexte, le patron prend sous sa protection le migrant-employe et peut, en le baptisant ou en changeant simplement son prenom, lui donner de nouvelles identifications et qualites. La protection du patron se concretise en particulier par l’intervention dans les affaires concernant les cartes de sejour, la police, et meme l’inscription des enfants albanais a l’ecole grecque.
Il se peut que certaines personnes soient « Yiannis » pour tel Grec, « Yiorgos » pour tel autre, et ainsi de suite. L’absurdite de telles situations a ete soulignee par un de nos informateurs albanais : « appelle-moi comme tu veux ; moi, ce que je veux c’est travailler ».

Comment expliquer la dissimulation

En effet, un certain nombre d’etudes (Psimmenos, 2001 ; Mai, 2005) ont montre que quand les interviewes parlent pour eux-memes, ils essayent de se distinguer des autres Albanais. Des expressions telles que « je suis un pere de famille », « je travaille dur, moi », sont significatives, et l’usage d’un « nous » ou d’un « moi » qui s’affirment en opposition aux « Albanais » (ou simplement a « eux ») est tres frequent. Il s’agit donc ici d’une veritable « desidentification »

La dissimulation identitaire a laquelle recourent les Albanais en situation migratoire n’est pas un phenomene nouveau ; l’article de Gilles De Rapper (2000) « Les Albanais a Istanbul » en temoigne, il s'agit bien plutot d'une pratique historique. En effet, les Albanais, d'apres cet auteur, aimeraient particulierement colporter des historiettes dans lesquelles l’identite albanaise apparait cachee et maintenue dans la sphere domestique. Malgre l’envergure et l’anciennete de leurs migrations, les Albanais de Turquie ne tiennent pas a etre reconnus comme une entite communautaire, ils cherchent a se fondre sans laisser de traces dans la societe turque. Le fait d’etre Albanais ou d’origine albanaise ne s’exprime pas sur un mode politique et ne depasse pas en general l’histoire familiale. Dans le cas de cette vague migratoire, une rapide perte de la langue est observee : les jeunes sont dissuades par les generations precedentes de s’identifier a une origine albanaise. La dissuasion vise a assurer l’ascension sociale des jeunes generations. La dissimulation de l’identite albanaise se retrouve en Grece, a un moindre degre en Italie, et ce, sous des formes qui presentent d'importantes analogies. Cette demarche semble privilegier l’individu et la famille etendue plutot que la communaute.

Ce travail de recherche est excellent et decris bien les Albanais en Grèce